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Programme

Appel à propositions de sessions, résumés et affiches

L’appel à propositions de l’AF2023 est maintenant fermé.
Merci beaucoup à tous nos soumissionnaires !

 

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L’édition 2023 d’Adaptation Futures est significative, car elle se déroulera pour la première fois sous une forme hybride, qui inclura probablement un format multi-plateformes[1], afin d’assumer notre responsabilité, en tant que communauté de recherche sur le climat, en joignant le geste à la parole pour promouvoir l’action climatique. Plus que jamais auparavant, la conférence cherche à attirer davantage de délégués des pays du Sud, et à mettre au premier plan les contextes dans lesquels les pays en développement devront s’adapter.

 

[1]Pour veiller à ce que cette édition 2023 soit inclusive, accueillante, équitable et durable, la Faculté d’éducation de l’université McGill et Ouranos collaborent à un projet de recherche basée sur le design qui s’étendra sur deux ans et dont le but est de tirer des enseignements sur l’évolution vers des conférences hybrides, auprès de l’ensemble du monde académique. Pour de plus amples informations sur cette étude, veuillez consulter ce lien.

 

Thèmes de la Conférence

Des connaissances et une expérience de pointe, sous de nombreuses formes, sont nécessaires pour prendre des décisions fondées sur des preuves en vue de l’adaptation aux changements climatiques dans les années à venir. Les thèmes généraux de cette conférence encouragent la discussion sur les questions frontalières qui contiennent des lacunes dans les connaissances, des perspectives transfrontalières pour l’adaptation, des solutions réalisables et une connexion avec les objectifs de développement.

Dans tous les thèmes, deux éléments transversaux s’y retrouvent: les perspectives des systèmes intégrés et les connaissances et l’expertise autochtones. En outre, tous les thèmes sont liés à des efforts plus importants en faveur de voies de développement résilientes au climat, y compris les conditions propices nécessaires à la résilience climatique dans divers contextes. Les thèmes sont intentionnellement formulés pour incarner des perspectives intersectorielles et pour stimuler le débat sur les progrès vers l’objectif mondial d’adaptation. Ils sont pertinents pour tous les secteurs, par ex. l’eau, les systèmes alimentaires, la santé, l’environnement bâti et plus encore.

Apprendre des savoirs et savoir-faire autochtones et locaux sur l’adaptation

Les peuples autochtones veillent sur la terre, l’eau et l’océan depuis des générations, en anticipant et réagissant aux variations et aux changements du climat.

L’expertise communautaire, la pluralité des connaissances, et notamment les savoirs autochtones (SA) et les savoirs locaux (SL), sont de plus en plus valorisées pour faire des choix éclairés et ouvrir la voie vers la résilience climatique. Outre les pratiques locales liées à un lieu particulier, les SA et SL sont précieux pour façonner l’adaptation au-delà des genres et des générations au sein de la société.

Il existe parmi les chercheurs et praticiens un consensus croissant sur le fait que les stratégies et politiques d’adaptation au climat devraient tirer profit des meilleures connaissances disponibles en s’appuyant sur des échanges et interactions entre les SA/SL et le savoir occidental.
L’établissement d’un dialogue entre les divers détenteurs de connaissances fournit l’occasion de planifier une adaptation au climat efficace et propre à chaque contexte, en intégrant ces discours dans un processus d’évolution transformateur.

Parmi les enjeux émergents, on peut citer :

  • La manière dont les modes d’apprentissage et de communication autochtones, notamment les récits et expériences liés à la pérennité des ressources naturelles et à la gestion de la biodiversité, constituent le fondement d’une adaptation climatique efficace.
  • Exemples d’intégration des SA et SL dans le discours sur les changements climatiques, la formulation et la mise en place des politiques : opportunités et défis.
  • Exemples d’incorporation des SA et SL dans la planification de l’adaptation, en tant que question relevant de la justice climatique.
  • Cas où les fondements des visions autochtones du monde peuvent fournir de nouvelles perspectives d’adaptation et remettre en cause les pratiques dominantes.

Gérer des risques multiples : risques composites, en cascade et transfrontaliers liés aux changements climatiques

Les risques liés aux changements climatiques résultent des interactions dynamiques entre les dangers, aléas, réponses et vulnérabilités auxquels sont confrontés les systèmes humains ou écologiques affectés par le climat.

On assiste à une prise de conscience croissante de la complexité des interactions entre les multiples facteurs de risque et vulnérabilité face aux changements climatiques. Le GIEC prévoit qu’avec chaque aggravation du réchauffement planétaire, chaque région du monde sera confrontée de façon accrue à une multitude de changements concomitants, liés aux risques climatiques. Une grande attention a été portée à la
compréhension des évènements climatiques composites (ou extrêmes).

Cependant, nous savons très peu de choses sur la manière de réagir face à ces évènements climatiques composites. Qui plus est, nous en savons très peu sur la manière dont deux facteurs, ou plus, de vulnérabilité, d’exposition ou de réponse aux risques entrecroisées peuvent se combiner entre eux (par ex. genre et statut de migrant) et sur la façon dont leurs interactions cumulées peuvent influencer d’autres vecteurs multivariables de risque climatique, qui font que la menace est plus ou moins sévère.

Davantage de clarté est nécessaire sur les interactions qui entraînent des risques, eux-mêmes affectés par les réponses aux changements climatiques. Plus particulièrement, les réponses aggravant la vulnérabilité et risquant d’entraîner une inadaptation doivent être évitées. On constate également une inquiétude croissante quant à la prévisibilité et la gravité des conséquences résultant des effets composites et en cascade de ces interactions, et quant à la propagation des risques aux systèmes économiques, politiques, écologiques et biophysiques. La compréhension profonde de la complexité spatiotemporelle des risques composites et en cascade liés aux changements climatiques et de ce que cela implique en termes de planification
de l’adaptation n’en est cependant qu’à ses balbutiements. Des efforts doivent être déployés pour observer et comprendre comment les risques interagissent par-delà les frontières sectorielles et régionales et à différents points des systèmes alimentaires et autres systèmes socioécologiques (de la production à la consommation). De nouvelles méthodes sont nécessaires pour faire le lien entre les facteurs physiques et socioéconomiques complexes de risque et de vulnérabilité climatiques, notamment afin de développer des recherches, pratiques et politiques orientées vers l’avenir.

Questions soulevées :

  • Quels sont les exemples qui illustrent comment l’évaluation des risques liés aux changements climatiques peut expliquer les multiples interactions entre la multitude des facteurs de risque à l’échelle spatiotemporelle? Comment cette évaluation peut-elle mieux soutenir des mesures plus systémiques?
  • Comment identifier les facteurs de risque climatique les plus importants dans différents contextes?
  • Quels sont les exemples illustrant comment la compréhension des multiples facteurs d’exposition, dangers, vulnérabilités et réponses et leurs interactions peut permettre d’éclairer la gestion des risques climatiques et d’éviter l’inadaptation?
  • Une fois que l’on admet que les risques et les mesures nécessaires sont composites et complexes, quels sont les services et outils climatiques requis?
  • Comment les facteurs non liés au climat (tels que les conflits humains ou la COVID-19) interagissent-ils avec les changements climatiques et autres risques, et quels sont leurs effets sur les risques et vulnérabilités, et les mesures nécessaires à cet égard?
  • Comment la compréhension des risques et vulnérabilités composites peut-elle inspirer de nouvelles approches en matière de recherches et de pratiques transformatrices pour l’avenir?

Faire des choix d’adaptation : gérer les compromis et rechercher l’efficacité

Le 6e rapport d’évaluation (RE6) du GIEC souligne la nécessité d’un cadre fondé sur des éléments probants pour déterminer les choix d’adaptation, limiter l’inadaptation et permettre de gérer plus efficacement les risques.

Un cadre intégré d’analyse des mesures d’adaptation a été utilisé dans le RE6. S’appuyant sur une perspective systémique, ce cadre prend en considération les interconnexions, synergies et compromis liés à l’adaptation à travers diverses dimensions – sociale, économique, institutionnelle, technologique, environnementale et géophysique – tout en synthétisant les obstacles existants qui s’opposent à une adaptation propice au bien-être humain, à la sécurité alimentaire et à la pérennité des moyens de subsistance à court terme.

Ce cadre est très récent (il a été utilisé pour la première fois dans le Rapport spécial du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat [GIEC] sur les conséquences d’un réchauffement planétaire de 1,5 °C) et présente par ailleurs certaines lacunes.

Certaines questions émergentes, utiles à des fins d’apprentissage et pouvant être approfondies, concernent :

  • Le partage des meilleures pratiques et les enseignements tirés des mesures d’adaptation et réponses politiques les plus efficaces.
  • Comment rendre les mesures d’adaptation et de résilience opérationnelles pour atteindre les objectifs mondiaux?
  • Quelles sont les méthodes actuellement employées pour contrôler et mesurer l’efficacité, l’adéquation et les progrès en matière d’adaptation? Quels sont les obstacles et opportunités associés au contrôle de l’efficacité en matière d’adaptation?
  • Comment encourager l’adaptation préventive?
  • Comment ces mesures reflètent-elles le changement dans le temps, en termes de risques et de résultats des mesures d’adaptation, et pour qui? En quoi éclairent-elles la nécessité de modifier les mesures d’adaptation?
  • Comment pouvons-nous définir et évaluer l’efficacité et l’adéquation et tenter de les concrétiser à travers nos politiques et pratiques, alors que la définition même de ce qui efficace et adéquat ne cesse d’évoluer?
  • Compte tenu des différentes valeurs inhérentes aux systèmes menacés, comment les cadres d’analyse/efficacité créent-ils un espace permettant de comprendre les interactions entre les différents choix d’adaptation?
  • Comment les données massives et l’intelligence artificielle peuvent-elles mieux soutenir des réponses efficaces face aux changements climatiques?
  • Que doit faire la communauté concernée par l’adaptation aux changements climatiques pour contribuer au Bilan mondial?
  • Comment pouvons-nous mieux comprendre et remédier au fur et à mesure à l’inadaptation?

Lorsque l’adaptation n’est plus possible

Le fait que les efforts d’adaptation (et d’atténuation) ne suffiront pas à prévenir tous les risques et vulnérabilités complexes liés au climat est de plus en plus reconnu.

En effet, les changements climatiques, associés aux dangers, aléas et vulnérabilités connexes, génèrent des impacts et risques pouvant dépasser les limites d’adaptation et entraîner des pertes et dégâts majeurs. La documentation révèle qu’un grand nombre de systèmes humains et naturels ont presque atteint, ou ont dépassé, leurs capacités d’adaptation progressive, ce qui entraîne une probabilité accrue de dégâts et de pertes. Certains endroits et certains systèmes sont prêts à basculer dans une forme d’adaptation brutale (p. ex. récifs coralliens, chaleur extrême en Asie du Sud d’ici 2050). Dans des contextes aussi difficiles, atteindre les objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies exige la conception réfléchie de voies de développent résilient aux changements climatiques (Climate Resilient Development Pathways ou CRDP) souples, tenant compte de l’adaptation et de l’atténuation aux changements climatiques dans une perspective de durabilité.

Les débats scientifiques à ce sujet appellent à une adaptation et une atténuation transformatrices pour réduire les risques. Cette perspective systémique indique que les risques et vulnérabilités qui en résultent deviendront plus complexes et que l’adaptation deviendra plus difficile dans certaines régions, notamment l’Afrique, l’Arctique et les petites îles. Les limites de l’adaptation seront plus marquées et les pertes et dégâts plus importants. Bien que la notion de limites d’adaptation apparaisse de plus en plus fréquemment dans la documentation, certaines lacunes essentielles subsistent, et des enseignements utiles peuvent en être tirés.

  • Certaines limites d’adaptation ont été identifiées (p. ex. celles des systèmes écologiques), mais on sait peu de choses sur les limites des systèmes sociaux – Comment les limites de ces systèmes sont-elles atteintes? En quoi consistent-elles, qui affectent-elles et comment? Et quelles sont les conséquences pratiques d’avoir
    atteint ces limites?
  • Comment concevoir les limites de l’adaptation par rapport à l’atténuation, et l’évolution de la définition des changements et risques climatiques?
  • En quoi et pour qui l’adaptation est-elle restreinte et limitée, et comment les politiques et pratiques peuvent-elles prendre en compte ces connaissances pour créer des mesures climatiques plus équitables et viables pour tous?
  • Influence des contextes socio-institutionnels et de l’organisation économique sur les limites de l’adaptation.
  • Une relocalisation planifiée est envisagée là où les limites de l’adaptation sont atteintes;
    quels sont les enseignements à tirer d’autres domaines, comme les conséquences de la construction à grande échelle de barrages sur des dizaines d’années et les relocalisations résultant d’autres problèmes environnementaux ou sociaux? Qu’adviendra-t-il des populations volontairement sédentaires?
  • Exemples de mesures permettant de faire le suivi des pertes et dégâts selon des scénarios de forte ou faible adaptation et atténuation.

Qui sont les perdants, qui sont les gagnants et qui décide : l’équité et la justice face à l’adaptation

Les effets des changements climatiques touchent les groupes marginalisés et vulnérables de façon disproportionnée.

Les efforts pour soutenir l’adaptation doivent donc aborder des questions fondamentales d’éthique, d’équité et de justice. Ces efforts sont l’occasion de promouvoir des transformations propices à des sociétés plus équilibrées et résilientes face au climat. Néanmoins, pour qu’une telle promesse se concrétise, ils doivent s’attaquer aux systèmes qui perpétuent les inégalités fondées sur l’identité. De multiples catégories croisées, incluant notamment le genre, l’orientation sexuelle, l’âge, la classe, la race, la caste, l’ethnicité, l’indigénéité, la citoyenneté, la religion et l’(in)capacité influencent la manière dont différentes personnes subissent les risques et effets des changements climatiques et des dangers naturels, et bénéficient (ou non) des interventions destinées à améliorer l’adaptation et la résilience face au climat. Il faut adopter une perspective multidimensionnelle, mais pour y parvenir, les approches conceptuelle et pratique doivent être approfondies.
Ces dernières années, la « justice climatique » a suscité un intérêt croissant dans toutes les sphères du monde universitaire, commercial, gouvernemental et de la société civile. Cependant, envisager les changements climatiques comme une question de justice n’est pas chose facile et les mécanismes pour ce faire sont peu développés. De nombreuses formes de justice sont difficiles à rendre dans un climat en évolution, notamment la justice procédurale (qui est inclus dans la prise de décisions et qui en est exclu?), la justice distributive (qui est le bénéficiaire et qui assume les coûts?), la justice de reconnaissance (qui est considéré comme vulnérable et qui ne l’est pas?) et la justice épistémique (quelles sont les personnes dont les connaissances sont prises en compte lors de la prise de décisions?), entre autres.

Exemples d’enjeux émergents :

  • Exemples de prise en considération (ou non) de la justice et l’équité dans la planification de la relocalisation liée aux changements climatiques, dans les réponses apportées au déplacement des populations et dans l’aide fournie aux migrants sur leurs lieux d’arrivée et dans les endroits vers lesquels ils sont envoyés?
  • Dans quelle mesure nos évaluations climatiques et plans d’adaptation prennent-ils sérieusement en compte l’équité et la justice face au climat?
  • Quelles sont les meilleures pratiques pour préserver, protéger et promouvoir les droits des peuples autochtones, et notamment les traités et les décisions juridiquement contraignantes concernant la gestion des terres, à travers les efforts d’adaptation?
  • Comment les tentatives d’obtenir réparation pour les pertes et dégâts favorisent-elles des efforts d’adaptation plus justes, et inversement?
  • Quelles sont les méthodes qui s’avèrent efficaces pour démanteler la hiérarchie des systèmes de connaissances en matière d’adaptation et pour donner des chances égales aux communautés autochtones et locales?
  • Partage des possibilités d’avenir équitables sur le plan climatique et des méthodes permettant leur conception et concrétisation.
  • Les iniquités risquent-elles de s’aggraver tandis que nous nous adaptons? Pouvonsnous surveiller, éviter et anticiper ce risque?
  • Exemples où le financement de l’adaptation est proposé et géré de façon à promouvoir l’équité et la justice dans le contexte des changements climatiques?
  • Dans quelle mesure envisager la planification et la mise en œuvre de l’adaptation depuis une perspective axée sur le bien-être permet-il de répondre aux questions de justice et d’équité dans ce domaine?

Le pouvoir de la nature dans l’action climatique

Les systèmes humains et naturels sont profondément connectés.

Bien que le rôle de la nature dans l’atténuation des changements climatiques (notamment à travers la séquestration du carbone) soit bien compris, des efforts supplémentaires sont nécessaires pour mettre pleinement à jour le lien entre climat et nature et pour comprendre les possibilités et risques associés à l’utilisation des forces naturelles pour pouvoir s’adapter aux changements climatiques et atteindre les Objectifs de développement durable.

Les solutions fondées sur la nature (nature-based solutions ou NbS) et l’adaptation fondée sur les écosystèmes (ecosystem-based adaptation ou EbA) ont fait l’objet d’un intérêt et d’analyses accrus, mais ces approches ont certaines limites. En effet, l’intérêt croissant suscité par les NbS et l’EbA repose sur la promesse de concilier réponses aux changements climatiques, conservation et gestion des écosystèmes et de la biodiversité et pratiques de gestion des terres des peuples autochtones et des populations locales. Cependant, ces approches ont également soulevé des questions et inquiétudes, en particulier parmi les chercheurs des pays du Sud, quant à leurs conséquences au niveau des contextes locaux et des compromis entre groupes et à
différents échelons de la société.

Parmi les thèmes évoqués :

  • Exemples de meilleures pratiques où les NbS et l’EbA permettent de réduire le risque et la vulnérabilité aux changements climatiques, ce qui inclut la prise en considération des compromis entre groupes et à différents échelons de la société.
  • Quel est le rôle de la gestion et de la sécurité de la biodiversité dans les NbS et comment ces deux aspects sont-ils complémentaires?
  • Quels sont les enseignements tirés de la combinaison d’adaptations fondées sur la nature et sur les infrastructures et comportements efficaces à court, moyen et long terme dans différents contextes?
  • Ensembles de choix adaptatifs qui fonctionnent le mieux dans différents contextes socioécologiques, visant des types de résultats différents, et synergies et compromis relatifs à l’atténuation des changements climatiques et au développement durable.
  • Effets des NbS et de l’AbE sur les processus socioéconomiques, d’un point de vue multidimensionnel.
  • Comment décoloniser les façons d’envisager le lien entre nature et climat, et éviter la perpétuation de cette colonisation risquant de découler des mesures climatiques?
  • Au-delà des NbS et de l’AbE, comment se concentrer sur les enseignements tirés de la gestion des terres par les autochtones?

Enseigner et apprendre à s’adapter dans un climat en évolution

Nos systèmes éducatifs sont-ils en mesure de dispenser un enseignement et d’assurer un apprentissage efficaces de l’adaptation, maintenant que nous avons dépassé 1,1 °C de réchauffement planétaire dans le monde et que les changements climatiques sont déjà une réalité pour un grand nombre d’entre nous?

What would need to change in order to get this right, and where do we find exceptional examples of effective teaching and learning? Educators and learners alike face a number of challenges in the decades ahead. A challenge, and a key opportunity, is finding ways to accommodate ontological pluralism inside and outside of classrooms. For example, identifying pedagogical methods that offer equal footing to Indigenous and scientific knowledge, especially in place-based adaptation efforts.

Que faudrait-il changer pour faire les choses comme il faut, et où trouver des exemples d’enseignement et d’apprentissage efficaces hors du commun? Dans les décennies à venir, enseignants et apprenants devront relever de nombreux défis. L’un de ces défis, qui représente également une occasion inestimable, est de trouver les moyens d’introduire le pluralisme ontologique dans les salles de classe et en dehors. Par exemple, en identifiant les méthodes pédagogiques qui mettent le savoir autochtone et le savoir scientifique sur un pied d’égalité, en particulier en ce qui a trait aux efforts d’adaptation spécifiques à un lieu.

Un autre défi consiste à soutenir activement les apprenants en leur offrant des parcours d’apprentissage multi-, inter- et transdisciplinaires. Cela est essentiel, mais de nombreux obstacles systémiques, associés à l’inertie institutionnelle des systèmes universitaires et d’une façon plus générale, de la science occidentale, s’y opposent. Ainsi, de tels parcours
d’apprentissage exigeraient d’abolir les cloisonnements traditionnels entre sciences sociales, sciences naturelles, droit et autres disciplines, pour permettre aux étudiants d’alterner entre les facultés d’enseignement durant le cours de leurs études. Or, cela est rarement possible dans les universités. Enfin, un défi évident pour toute personne enseignant l’adaptation est de veiller à ce que l’acquisition de ces nouvelles connaissances ne soit pas vécue par les étudiants comme un motif d’angoisse écoclimatique. L’enseignement doit inspirer l’espoir, tout en abordant la réalité des changements climatiques.

Parmi les thèmes évoqués :

  • Des chercheurs autochtones canadiens ont lancé Two-Eyed Seeing, une voie vers la réflexion holistique, le pluralisme ontologique et la justice épistémique : qu’avons-nous appris sur l’enseignement et l’apprentissage grâce à cette approche et quelles sont les leçons pouvant être tirées de tentatives similaires dans le monde?
  • L’adaptation à l’ère de l’anthropocène exigera des professionnels des changements climatiques capables de prendre des décisions dans des environnements extrêmement complexes, souvent dans la plus profonde incertitude – comment les établissements scolaires d’enseignement secondaire et tertiaire relèveront-ils ce défi?
  • Exemples de capacités d’adaptation, comme la transmission des connaissances, les récits et la communication sur le climat, qui devraient être enseignées durant l’anthropocène?
  • Quelles sont les compétences, tournures d’esprit ou orientations nécessaires pour enseigner face à un avenir incertain, tandis que les effets de la crise climatique s’accélèrent?
  • Quels sont les modèles de transformation institutionnelle dont nous pouvons nous inspirer?
  • Comment concilier deuil et espoir dans l’enseignement et l’apprentissage de la crise climatique? Un modèle fondé sur des études de cas est-il la meilleure ou la seule approche? Les étudiants semblent également rechercher des raisons d’espérer afin de relativiser les mauvais augures. Quel rôle peuvent occuper les jeux « sérieux » et la fiction dans l’enseignement à l’ère de l’anthropocène?

Adaptation inclusive de la gouvernance et de la finance : comment y parvenir?

Des mécanismes de gouvernance adéquats, des processus de prise de décision efficaces et inclusifs, un environnement institutionnel et financier favorable sont essentiels pour mettre en place, accélérer et soutenir un développement résilient face aux changements climatiques.

Cela implique un engagement politique, un encadrement institutionnel, des environnements axés sur des politiques de développement avec des buts et priorités clairement définis, une connaissance approfondie des pertes et dégâts, des limites et des solutions, l’accès à des ressources financières adéquates et les moyens de garantir que ces financements soient utilisés au niveau local et dans des processus de prise de décisions transectoriels. Les efforts de gouvernance pour promouvoir des objectifs de développement résilient aux changements climatiques illustrent le caractère dynamique, incertain et particulier au contexte des risques climatiques et de leurs interconnexions avec les risques non climatiques, et confirment que l’intervention locale et une plus grande mobilité sont essentielles pour créer une capacité d’adaptation.

En dépit des engagements renouvelés envers les objectifs de politique climatique avec l’Accord de Paris ces dernières années, des obstacles majeurs persistent et entravent un développement résilient face au climat. Le financement de l’adaptation demeure inadéquat. Les obstacles financiers à la gouvernance et l’adaptation incluent, entre autres, la lenteur des progrès dans la mise en place des politiques, l’incohérence et la fragmentation des approches de gouvernance climatique et des programmes climatiques à la fois au sein des pays et entre eux, l’inadéquation, le manque de souplesse et l’inadaptation des mécanismes financiers et des flux de financement vers ceux qui en ont besoin, le manque de participation des parties prenantes à la planification des politiques, les inégalités profondes et relations de pouvoir asymétriques qui exacerbent les
difficultés et la vulnérabilité des groupes marginalisés, en particulier dans les régions à faible revenu où les capacités de gouvernance sont moindres.

Parmi les thèmes évoqués :

  • Rendre la gouvernance climatique plus inclusive – en faisant participer les groupes marginalisés aux processus politiques et apporter ainsi des réponses transformatrices face aux changements climatiques.
  • Meilleurs exemples de politiques de développement prenant en compte les moyens de subsistance à l’échelle des communautés locales et illustrant comment soutenir diverses formes de mobilité humaine, en tant que stratégie d’adaptation.
  • Enseignements tirés des mécanismes de gouvernance ou de financement dans le domaine de l’agriculture intelligente à grande échelle face au climat.
  • Exemples de financement équitable permettant une action climatique locale, de telle sorte que les communautés participent activement aux décisions concernant leurs besoins financiers.
  • Exemples de solutions financières innovantes au niveau communautaire pouvant être généralisées?
  • Exemples de développement des capacités et de pratiques d’apprentissage permettant de motiver un changement soutenu sur le plan institutionnel, dans un contexte de profonde incertitude.
  • Rôle et contribution des institutions et systèmes d’autogouvernance traditionnels des peuples autochtones en tant que fondement de l’adaptation aux changements climatiques.

SOUMISSION DE PROPOSITION

Nous attachons de la valeur à la diversité et à l’inclusivité; par conséquent, la conférence souhaite encourager une grande variété de spécialistes à déposer des soumissions : chercheurs en adaptation aux changements climatiques, professionnels en exercice, représentants communautaires, responsables politiques, représentants de secteurs d’activité, etc. Comme indiqué ci-dessous, vous pouvez soumettre une proposition de présentation virtuelle d’affiche, de présentation de communication ou une session.

Pour promouvoir l’équité et encourager une plus grande participation à Adaptation Futures 2023 (AF2023), chaque personne ne peut être auteur/autrice principal(e) que d’une seule présentation de communication/d’affiche et d’une seule session.

 

A. Propositions de présentation de communication classique et d’affiche

– Présentation d’affiche virtuelle : Les affiches doivent donner un résumé visuel des résultats de la communication/l’étude et la possibilité de discuter les travaux du conférencier/de la conférencière de façon informelle et individualisée. Les conférenciers en ligne auront la possibilité de présenter une affiche électronique et/ou une vidéo lors de sessions asynchrones. Veuillez noter qu’il n’y aura pas de présentations synchrones, car celles-ci seront disponibles pendant toute la durée de la conférence. Les propositions de présentation d’affiche doivent inclure un résumé de 300 mots, au plus. Conditions de soumission : introduction, objectifs, méthode, résultats, portée des travaux pour les politiques et pratiques.

– Présentation de communication classique : Les propositions de présentation de communication classique doivent être soumises individuellement (avec un ou plusieurs auteurs). Elles sont examinées en fonction de leur rigueur et de leur contribution à la science et/ou la pratique. Dans le cadre de l’AF2023, les présentations de communication sont regroupées en session thématique par les organisateurs de la conférence. Les propositions de présentation de communication classique doivent inclure un résumé de 800 mots, au plus. Conditions de soumission : introduction, objectifs, méthode, résultats, portée des travaux pour les politiques et pratiques.

B. Proposition de sessions

Afin de promouvoir l’échange des connaissances et l’apprentissage conjoint pour créer des solutions exploitables, nous encourageons la soumission de propositions sous des formats autres que des présentations de communication classique et d’affiche. Trois types de sessions seront proposées durant la conférence Adaptation Futures 2023 :

1. Sessions de partage des connaissances (« communication unilatérale ») : dissémination de l’information à travers un processus de partage des connaissances à sens unique. Ces sessions prennent la forme de présentations consistant à expliquer et communiquer des connaissances et des idées permettant aux gens de comprendre l’information et de la mettre en pratique.

2. Sessions d’échange des connaissances (« communication bilatérale ») : dissémination de l’information à travers un processus d’échange des connaissances dans les deux sens. Ces sessions prennent la forme de discussions axées sur l’explication et la communication des connaissances et idées permettant aux gens de comprendre l’information et de la mettre en pratique; elles ont pour but de favoriser le dialogue informel, l’apprentissage collectif et l’innovation en vue d’un changement au niveau systémique.

3. Sessions de production conjointe de connaissances (produire de nouvelles connaissances ensemble) : amélioration de l’utilisation des connaissances dans la prise de décisions à travers un processus multilatéral. Il s’agit de participer à la négociation, au réseautage, à la collaboration et à la gestion des relations et procédures; d’encourager l’action et le changement à travers une approche créative conjointe pour mettre à profit l’inventaire existant de connaissances.

Les propositions de sessions doivent contenir au plus 500 mots (résumé, description du format de la session et résultats escomptés). Il sera également demandé aux organisateurs de sessions d’expliquer comment leur présentation prend en compte les questions de genre, d’équité et d’inclusion sociale. Veuillez noter que les personnes chargées d’examiner les propositions peuvent suggérer aux organisateurs de modifier les types de sessions proposés, si elles jugent cela opportun.

Une session de partage des connaissances peut être proposée en tant que session ouverte ou fermée.

– Session ouverte: Les organisateurs de la session choisissent le thème et le format et lancent l’invitation à un ou plusieurs présentateurs/contributeurs pour intégrer la session. Le comité organisateur de la conférence choisira les contributeurs à partir des résumés reçus lors de l’appel. Toutes les contributions pour une session ouverte devront être soumises via le processus de soumission des résumés de conférence.

– Session fermée: Les organisateurs de la session définissent le thème et le format de la session, et invitent tous les présentateurs/contributeurs à la session. Les sessions fermées nécessitent donc d’inclure dans la proposition de session les détails de tous les intervenants/contributeurs ainsi que le résumé des présentations incluses. Voir le gabarit pour plus de détails.

Puisque les sessions d’Échanges de connaissances et de Production conjointe de connaissances ne sont pas constituées de Résumé de présentation classique, l’option « ouverte » ou « fermée » ne s’applique donc pas.

La durée des sessions sera de 90 minutes.

Des exemples indicatifs de formats de sessions sont inclus dans la version PDF de cet appel.

 

PROCÉDURE ET CRITÈRES DE SÉLECTION

Nos principaux critères de sélection seront la qualité, la pertinence, la diversité et l’inclusivité. Nous sommes particulièrement intéressés par des sessions :  

– prenant en considération les questions de genre, d’équité, d’accessibilité et d’inclusion sociale 

– favorisant le dialogue entre le monde de la recherche et le gouvernement, les professionnels, la société civile, le secteur privé et les organisations et fondations internationales. 

– contribuant à créer un programme divers et équilibré, axé sur les solutions et les innovations 

– envisageant l’incorporation des savoirs autochtones et locaux aux processus d’adaptation       

– faisant de l’adaptation un élément fondamental du développement, de l’investissement et de la planification durable  

– contribuant à créer un programme de conférence incluant une grande variété de thèmes, parties prenantes, d’ordres de grandeur et de régions 

– présentant des exemples (études de cas, outils, bonnes pratiques et raisons pour lesquelles elles sont importantes, etc.) ou des recherches applicables sur le plan international  

– impliquant une organisation partenaire liée à deux pays, organismes ou communautés d’adaptation différents, ou plus. 

LIGNES DIRECTRICES DE SOUMISSION

Les soumissions doivent suivre les lignes directrices suivantes : 

– Les soumissions doivent être complétées d’ici le 30 janvier 2023. 

– Tous les résumés doivent être soumis via le formulaire en ligne. 

– Les résumés doivent être soumis en français ou en anglais. La langue choisie doit être la même que celle utilisée pour donner la présentation. 

– Le proposant doit être le présentateur principal ou le président de la session. 

– Les résumés doivent suivre le gabarit officiel en format Word, par type de soumission (voir les gabarits ci-dessus).

– Les soumissions doivent avoir une police de caractères Arial, de taille 11.

– Les soumissions peuvent inclure jusqu’à une 1 image ou tableau (maximum 10MB). 

– Merci de ne pas utiliser d’abréviations non standard, ou de les écrire au long. 

– Les auteurs sont responsables de l’exactitude. Les résumés seront publiés tel quel. Veuillez vous assurer de relire attentivement les résumés avant de les soumettre. 

POSSIBILITÉS DE FINANCEMENT

Des subventions daide financière limitées seront disponibles, mais nous ne pouvons donner aucune garantie pour le moment. Veuillez ne pas soumettre de proposition si vous n’êtes pas prêt(e) à vous inscrire à la conférence.  

CONTACT

 Secrétariat AF2023 – JPdL International

1555 rue Peel, Bureau 500 | Montréal QC H3A 3L8 | Canada
Tél. : +1 514 287-9898 Poste 222 | Télécopie: +1 514 287-1248
af2023@jpdl.com
adaptationfutures.com
Twitter: @AdaptFutures23

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Nous joindre

Secrétariat de la conférence – JPdL International
514-287-1070 ext. 222
af2023@jpdl.com

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